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Ce Vendredi 5 Novembre 2021, entre 11h et 15h, devant un public nombreux, le tribunal correctionnel d'Orléans a entendu le principal prévenu des attaques du théâtre d'Orléans, l'avocat de la défense, ainsi que les victimes et les parties civiles. Lors de son interrogatoire par la juge, le prévenu a nié toute implication dans les faits qui lui sont reprochés.
Après le témoignage des victimes, les plaidoiries des 3 avocates des parties civiles et les questions de la juge, le parquet a requis contre le prévenu et pour les chefs d'accusation suivants, coups et blessures, dégradation de bâtiment, et violences en réunion :

- 18 mois d'emprisonnement dont 8 avec sursis probatoire
- 105 heures de Travaux d'Interêt Général
- 3 ans d'interdiction de circulation dans le Loiret
- 5 ans d'interdiction de port d'arme
- L'indemnisation de toutes les victimes (dommages-intérêts)
- Et un suivi psychiatrique obligatoire

Le prévenu se nomme Baudoin LE NALIO, il fréquente assidûment les milieux fascistes français, notamment le bar d'extrême-droite l'Alvarium à Angers qui vient de faire cette semaine l'objet d'une procédure de dissolution de la part du ministère de l'intérieur. Baudoin LE NALIO a notamment été impliqué plusieurs fois pour des faits de violence et d'agression sur la voie publique dont la dernière fois à Angers, devant l'Alvarium fin Mai 2021, pour le tabassage en groupe d'un passant ayant voulu retirer un autocollant de l'Alvarium. Baudoin LE NALIO écopa alors de 3 mois de prison avec sursis.
Voilà pour faire bref, le contexte d'intervention de Baudoin LE NALIO.
Aujourd'hui face à son silence durant le procès, les mobiles des brutalités commises au théâtre n'ont pas été révélés. Mais les avocates des parties civiles ont rapproché l'attaque du théâtre avec la manifestation pacifique des intermittent.e.s du spectacle l'après-midi même.
En effet, le 8 Mai dernier, le jour de l'attaque, Baudoin LE NALIO était au rassemblement (interdit par la préfecture) à "Sainte Jeanne d'Arc" place du Martroi aux côtés d'un individu interpellé par la police pour avoir exhibé ses tatouages, dont l’un comporte une croix gammée...
Alors lorsqu'il a vu, place du Martroi, avec ses ami.e.s en délire autour de la pucelle, arriver la manifestation des intermittent.e.s du spectacle, on peut supposer que Baudoin LE NALIO, par manque d'humour, d'intelligence ou simplement par haine, souhaita s'en prendre violement aux intermittent.e.s. Il serait donc entré par effraction au théâtre le soir même, avec 3 ou 4 de ses amis (assez lâches pour ne pas s'être présentés avec lui au tribunal), puis aurait frappé tout ce qui bouge, oubliant les caméras, son télephone localisé, et la dizaine de témoins de la scène...
Ce réquisitoire du parquet est à la hauteur des dommages moraux et physiques subis par les victimes. La Procureure de la République a notamment insisté sur le caractère inquiétant de cette violence "gratuite" de Baudoin LE NALIO et du risque de récidive dû a son déni, son sang-froid et son absence d'empathie pour les victimes.
Mais au delà de ce cas particulier nous nous inquiétons vivement à présent de la montée d'actions violentes perpetrées par l'extrême droite contre le mouvement social en général. Les exemples cette année sont bien trop nombreux (attaque du cortège CGT le 1er Mai à Paris, attaque d'une librairie à Lyon en Mars dernier, violences autour de l'Alvarium d'Angers, etc...)
Entrer par effraction dans un théâtre c'est d'abord s'en prendre à la culture. S'en prendre à des professionnel-le-s du spectacle qui défendent légitimement leurs droits, leur protection sociale et celle des chômeurs/euses, c'est faire le jeu du gouvernement. Et user de violences physiques pour empêcher la parole de ses adversaires politiques c'est tout simplement utiliser les mêmes méthodes fascistes qui ont fait les tristes heures des matins bruns...
Bref cette affaire montre le vrai visage de l'extrême droite, celui que certains médias tentent de gommer depuis des années quitte à faire revenir cette idéologie réactionnaire et antisociale dans le débat politique alors que les peuples se sont battus tout au long du XXème siècle pour l'évincer et la neutraliser.
On ne veut pas de ces guignols aux croix gammées dans nos rues, on ne veut pas de ces "générations Z" lobotomisées par CNEWS et BFM, on ne veut pas de la violence fasciste, desctructrice du corps social !
Restons mobilisé.e.s !
Le verdict sera rendu le Vendredi 7 Janvier au tribunal d'Orléans.

Le CUIP 45

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