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Monsieur le Préfet,

La crise sanitaire extrêmement grave qui traverse le monde, et notamment notre pays, notre région et notre département a amené les pouvoirs publics à prendre des mesures de confinement indispensables pour protéger la santé des travailleurs et travailleuses et de tous les citoyens. A ce stade, nous avons à déplorer plusieurs centaines de morts et des dizaines de milliers de personnes contaminées en France. Dans de nombreux pays d’Europe le bilan est très très lourd pour la population.

© Crédits photo A Dias
Le milieu hospitalier et le système de santé en général dans notre pays sont mis à mal depuis plusieurs années comme en témoignent toutes les mobilisations de ces derniers mois. Aujourd’hui, au manque de personnel et de lits de réanimations, s’ajoutent le manque de moyens de protections et de dépistages du virus. C’est grâce à ce système de santé et à l’abnégation du personnel soignant que des milliers de vie et en particulier, des plus fragiles sont préservées. L’Union Départementale des syndicats CGT du Loiret comme la population, saluent tous les agents hospitaliers, celles et ceux des services et entreprises publiques qui attachés à leur mission et au service des citoyens font preuve d’efficacité. Elle salue également tous les salariés du privé, du commerce, des transports, de l’agroalimentaire. Ces secteurs montrent à quel point leur travail est nécessaire pour l’approvisionnement de produits de première nécessité. Les travailleurs poursuivent leur travail dans les conditions extrêmes compte tenue aussi de la baisse des effectifs liée aux absences pour maladie, gardes d’enfants.

Dans ces secteurs, le gouvernement doit exiger des employeurs qu’ils prennent dans les plus brefs délais toutes les dispositions pour la mise en sécurité des salariés, garantir leur santé, respecter les dispositifs d’hygiènes avec la fourniture de gants, de masques en quantité suffisante et aussi des combinaisons adéquates quand l’activité l’exige. Nous vous demandons de rappeler ces directives de sécurité aux entreprises et pour qu’elles aussi respectent le code du travail, les conventions collectives et les accords d’entreprises dans cette période de crise.
En effet, de nombreux syndicats d’entreprises nous remontent que les mesures pour assurer la santé et la sécurité des salariés de nombreux secteurs sont largement insuffisantes voire inexistantes. Ils nous disent que les conditions de travail s’aggravent en l’absence de réels dispositifs pris par les directions d’entreprises qui ne respectent pas les réglementations légales et conventionnelles sur le temps de travail par exemple. Je vous rappelle que les directions d’entreprises ont une obligation de résultat en matière de sécurité du travail. Le constat alarmant, c’est que peu d’entreprises distribuent des masques et des équipements de protections pour leurs salariés.

Dans ce contexte, nos syndicats ou les membres des CSE interviennent pour déposer auprès de ces employeurs des droits d’alertes et des droits de retrait pour protéger la santé de leurs collègues. Sur ce point, je tiens à vous alerter sur la situation de Madame Marie-Laure RAIGNEAU élue représentante du personnel au CSE de l’entreprise CIRETEC à Saint-Ay (SIREN 338 731 326). Par un courrier remis en main propre par l’employeur le lundi 23 mars 2020, la salariée est convoquée (1er°avril) à un entretien préalable avant un éventuel licenciement avec une mise à pied conservatoire pour avoir exigé de sa direction des mesures de protections pour les salariés dans son entreprise. Cet exemple est malheureusement significatif de l’état d’esprit de certains employeurs prêt à mettre en danger les salariés pour des raisons purement économiques. Je demande que les services de l’Etat interviennent rapidement pour annuler cette procédure de licenciement avec mise à pied conservatoire. Cette représentante du personnel se retrouve aujourd’hui sans salaire. Les élus du personnel ont un rôle important pour faire respecter la sécurité encore plus aujourd’hui. Il est donc inadmissible que ces mêmes élus soient contraints de faire face à de la répression patronale.

C’est pourquoi, concernant les conditions de travail et les droits syndicaux, je vous demande de faire respecter les interventions de nos élus, comme les consultations obligatoires préalables des CSE en matière de modification d’organisation du travail ou de changement d’horaire ou d’augmentation des heures supplémentaires.

En effet le conseil des ministres vient d’adopter une série d’ordonnance qui remet en cause les dispositions légales du droit du travail. Il s’agit notamment de l’allongement de la durée du temps de travail hebdomadaire pouvant aller jusqu’à 60 heures maxi, avec paiement des heures supplémentaires. A cela s’ajoute la remise en cause du repos hebdomadaire et du repos dominicale le travail 7 jours sur 7 dans certains secteurs. Ce sont là des dispositions intolérables! D’autant plus inadmissibles, que le patronat tente de les mettre en œuvre dès aujourd’hui, qui plus est dans des secteurs qui ne sont aucunement stratégiques dans la situation actuelle qui nous préoccupe et sans aucunes mesures de protections pour les travailleurs de ces entreprises comme nous le soulignons par ailleurs.

Beaucoup trop d’entreprises à l’heure actuelle refusent de suspendre leurs activités alors que celles-ci ne sont pas indispensables à la vie de la nation et continuent de faire travailler des salariés, sous-traitants, intérimaires, sans même respecter les précautions élémentaires. Ce n’est pas acceptable. Le seul mot d’ordre pour ces entreprises doit être l’arrêt immédiat de toute l’activité. Le gouvernement tient un double discours sur le confinement. Celui-ci ne peut pas d’un côté écouter les discours des scientifiques, chercheurs, médecins qui appellent à une véritable mobilisation citoyenne pour sauver des vies et accepter que des entreprises ne contribuent pas à ce nécessaire effort de solidarité nationale et de confinement de toute la population. Ainsi, le gouvernement fait le choix de privilégier l’activité économique des entreprises au détriment de la santé des salariés et de la population. Ce choix stratégique est fait une nouvelle fois pour protéger les riches, le patronat, au détriment des salariés. Dans ce moment exceptionnel, l’Union Départementale CGT du Loiret conteste cette vision de classe
effrayante qui fait passer l’économie avant la vie des salariés qui de plus, dans la majorité des cas n’ont aucun moyen de protection à leur disposition !

Dès cette semaine, des entreprises après avoir pris des mesures de confinement pour les salariés, s’apprêtent maintenant, suite à l’annonce du gouvernement, à faire repartir leur production. C’est le cas par exemple de l’entreprise de transport DERET qui entrepose des produits de luxe pour Sephora, Vuiton ou encore HUTCHINSON à Chalette sur Loing ou encore JOHN DEERE à Saran. En France, comme dans le Loiret, l’activité ou la fabrication de parfums, de magazines, de moteurs, pneus, équipements électroniques ou de commerces en lignes hors alimentaire ne sont pas indispensables en matière d’approvisionnement de première nécessité alimentaire.

Manifestement les mesures sur la situation sanitaire, pourtant gravissime, ne sont pas prises au sérieux en continuant à nier la nécessité du bon sens qui serait celle des fermetures d’entreprises non indispensables à la vie de la Nation. C’est pourquoi, sur notre département l’activité des entreprises comme HUTCHINSON, MAURY, JOHN DEERE, AMAZON, DERET, BROSSARD, ASCINTER OTIS, par exemple doit être arrêtée.

Accepter que ces entreprises continuent leur activité ou reprennent leur activité, n’est pas acceptable ! Cela met en danger des milliers de salariés et leur famille. Cela nécessite-t-il de faire courir des risques au personnel soignant et à toutes celles et ceux qui ne pourront être pris en charge de manière optimum ?

La CGT demande solennellement que les organisations syndicales et patronales ainsi que le gouvernement listent ensemble les entreprises essentielles à la continuité de notre vie, que celles-ci s’engagent à protéger leurs salariés, tant par la fourniture d’équipements individuels de protection que par la mise en place de mesures collectives, et que les autres arrêtent toutes leurs activités avec paiement des salariés à 100% du salaire net. Les employeurs refusant de respecter les consignes de sécurité auraient une lourde responsabilité sur la santé de leurs salariés et la propagation du virus. Je vous demande d’intervenir dans ce sens.

Nous vous sollicitions pour qu’il soit organisé très rapidement une première réunion associant autour d’une même table la Préfecture sous votre présidence, la Direccte, les organisations syndicales de salariés et d’employeurs. Bien évidemment, au regard du contexte sanitaire, si celle-ci ne pouvait se tenir physiquement, nous vous proposons d’opter pour la visioconférence ou une réunion téléphonée.

Dans l’attente d’une réponse positive dans les meilleurs délais, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, nos respectueuses salutations.
L’UD CGT Loiret
Aurelio RAMIRO
Secrétaire Général
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