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Politique
Communiqué de Presse

Alors que pour faire face à une crise sanitaire sans précédent et tenter de limiter la propagation rapide du Covid-19 une part importante de notre population est confinée, certaines entreprises privilégient leur course au profit au détriment de la santé et de la protection de leurs salariés.
Dans le Loiret, sur le site d’Amazon à Saran ou de Maury Imprimerie à Malesherbes, les salariés se mobilisent pour dénoncer ces situations et faire respecter leurs droits.

Les salariés sont conduits à utiliser leur droit de retrait, ont organisé des débrayages. Ils interpellent le Préfet du Loiret et de la Région ainsi que l’inspection du Travail et l’ARS parce qu'ils refusent d'aggraver une situation sanitaire déjà grave.
La Fédération du Loiret du PCF et ses élus sont à leurs côtés pour que soient entendues leurs justes revendications.

Nul ne peut déroger aux règles qui permettent d'épargner des vies. Nous exigeons des services de l’Etat qu'ils prennent les mesures nécessaires pour protéger tous les travailleurs, leur santé et leurs droits sociaux.
Les activités qui ne sont ni nécessaires ni indispensables doivent s’arrêter. Tous les salariés devraient pouvoir bénéficier de la totalité de leur salaire quand ils sont obligés de rester chez eux ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec des inégalités de traitement injustes. Seul ce qui est essentiel doit fonctionner.

D’ailleurs beaucoup de salariés sont les premiers au front pour répondre aux besoins vitaux de la population : les personnels de santé qui tentent de répondre aux mieux à l'urgence dans des conditions de travail dégradées comme ils le dénoncent depuis un an, les agents de l'état et des collectivités locales qui assurent les missions régaliennes et les solidarités sur les territoires qui sont essentielles dans cette période faisant chaque jour la démonstration du rôle indispensable de nos services publics, toutes celles et ceux qui doivent continuer de produire et travailler pour nous permettre de manger, de nous déplacer, d'accéder à l'énergie.

Nous pensons aussi aux caissier·e·s, aux aides à domicile, aux éboueurs… qui doivent avoir droit aux repos et aux congés alors que le gouvernement veut supprimer toutes les règles du droit du travail pour tout le monde. Nous saluons leur engagement, leur courage, nous les remercions pour leur sens des responsabilités et de l'intérêt général. Nous exigeons également que les conditions sanitaires les plus essentielles soient respectées afin de les protéger et qu’un plan d’urgence pour l’hôpital soit enfin mis en place comme les parlementaires communistes le demandent depuis plusieurs années.

Pour financer cette solidarité nationale, l’ensemble de ces mesures et des dépenses publiques qui doivent être engagées par l’Etat pour faire face, les secteurs bancaires et assurantiels, les grandes fortunes, l’ensemble du monde de la finance doit être mis à contribution.
Mathieu GALLOIS, secrétaire départemental du PCF

Madame Caroline JANVIER Députée de la 2ème circonscription du Loiret
Madame Stéphanie RIST Députée de la 1ère circonscription du Loiret
Monsieur Richard RAMOS Député de la 6ème circonscription du Loiret

Mesdames les députées,
Monsieur le député,
La loi de votre gouvernement, créant un état d'urgence sanitaire et s'arrogeant les pleins pouvoirs, comporte de nombreuses ordonnances autorisant à déroger au code du travail (droit des salariés, congés payés, jours fériés, jours de repos, temps de travail, travail du dimanche...). Il est donc demandé une nouvelle fois aux salariés, aux familles modestes et populaires, donc à la très grande majorité du pays, de faire des efforts. Cela pour une durée indéterminée puisque votre majorité a refusé de le borner dans le temps.
Dans le même temps, alors que les députés communistes en ont fait la proposition, ni les secteurs bancaires et assurantiels, ni les grandes fortunes, ni les multinationales et l'ensemble du monde de la finance ne sont mis à contribution. Pourtant, des mesures, loin d'être révolutionnaires mais de bon sens, auraient pu être prises comme la suspension des versements de dividendes pour ne citer qu'un seul exemple. Rien n'est venu, au contraire, la proposition du groupe communiste de demander un petit effort aux revenus fiscaux supérieurs à 250 000 euros par an (contribution passant de 3% à 5%) a même été rejetée.
De plus, alors qu'en France le bilan de la pandémie de Covid-19 est terrible, que la population est soumise au confinement, que de nombreuses voix se font entendre dans le milieu médical pour un confinement plus strict et que l'Italie a décidé l'arrêt de la production industrielle, le gouvernement encourage les entreprises à reprendre le travail. Elles n'en attendaient pas tant alors même que les salariés et leurs organisations syndicales multipliaient les alertes sur leurs conditions de travail et les pressions subies en pleine crise sanitaire. Une nouvelle fois votre majorité se range du côté du profit contre la sécurité et la santé des salariés, de leurs proches et plus largement de la société.
Hutchinson, Amazon, Maury Imprimeur, Deret, Brossard, Galva 45, Magri, John Deere, Printor Packaging... autant d'entreprises de notre département qui ont repris ou vont reprendre leur activité, ou accroissent celle-ci si elle ne s'était pas arrêtée.
Vous conviendrez qu'aucune d'entres elles ne relèvent de secteurs stratégiques ni pour lutter contre la pandémie du Covid-19 ni pour répondre aux besoins de première nécessité. Certaines entreprises disposeraient d'ailleurs de plusieurs semaines de stock permettant de faire face aux commandes qui arriveraient en cas de reprise de l'activité économique, sans mettre en danger la santé de leurs salariés et donc de leurs familles. Nous nous questionnons également sur les finalités de ces productions sachant que la population est soumise au confinement.

Dans d'autres entreprises, les distances de sécurité ne peuvent être respectées, les salariés n'auraient ni masque, ni gant, ni gel hydroalcoolique à leur disposition ou des difficultés à en assurer une utilisation correcte au vu des tâches à effectuer. Se pose également la situation et la protection des livreurs et chauffeurs.
Les conséquences de ces décisions ne se sont pas faites attendre : dans certaines entreprises citées, des salariés ont été diagnostiqués positif au covid-19 avec un risque de contamination qui aurait pu être évité si vous aviez décidé, avec votre majorité, de suspendre l'activité des secteurs non-indispensables et si les interpellations nombreuses des salariés avaient reçues une écoute attentive de votre part.
Face aux débrayages, aux interpellations des médias, de l'ARS, de l'inspection du travail, de l'Etat par l'intermédiaire de la Préfecture ou des sous-préfectures vous êtes restés silencieux et avez laissé les entreprises privilégier leur course aux profits à la protection de leurs salariés. Pourtant, sans eux il n’y a pas de richesse produite. Ils méritent donc le respect et pour cela, que leurs droits élémentaires à la santé et à la sécurité soient assurés.
Dans ces conditions, en tant que représentants locaux de cette majorité qui nous gouverne, vous avez des responsabilités à assumer : - Quelles mesures et protections les employeurs ou donneurs d’ordres sont-ils obligés de mettre à disposition de tous les travailleurs ? - Quels contrôles seront mis en place pour que la sécurité des salariés soit respectée dans les entreprises en activité ? - Quelles sont les mesures prévues dans les entreprises où les préconisations ne peuvent être strictement appliquées ? - Soutiendrez-vous les revendications des salariés pour que les secteurs non-essentiels à faire face à l'urgence sanitaire soient mis à l'arrêt et que les salariés mis en sécurité chez eux puissent percevoir leur salaire à 100% ? - Défendrez-vous une reconnaissance des agents et salariés, une revalorisation des salaires, l'arrêt des coupes budgétaires et l'augmentation des moyens humains et financiers des secteurs essentiels mobilisés en première ligne aujourd'hui, dont de nombreux services publics (l'aide à domicile, les hôpitaux, le ramassage des déchets, l'éducation, La Poste, l'énergie, les transports, les pompiers et forces de l'ordre, les agents territoriaux...) ?
Dans l'attente de vos réponses et engagements, veuillez recevoir, Mesdames les députés, Monsieur le député, mes salutations distinguées.

Mathieu GALLOIS Secrétaire départemental du PCF 45
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NEWS PARTI COMMUNISTE
Parti Communiste Français, envie une lettre au Préfet
Monsieur le Préfet,
Alors que pour faire face à une crise sanitaire sans précédent et tenter de limiter la propagation rapide du Covid-19 une part importante de notre population est confinée et une partie de l’économie est à l’arrêt, il semblerait que certaines entreprises poursuivent leurs activités au détriment de la protection de leurs salariés, de leur santé et de celle de l’ensemble de la société.
Dans notre département, il n’y a pas un jour sans que des salariés et leurs organisations syndicales tirent la sonnette d’alarme.
Sur les sites Deret et Amazon à Saran, Maury Imprimeur à Malesherbes ou encore Brossard à Pithiviers, les salariés se mobilisent pour dénoncer ces situations et faire respecter leurs droits.
Les salariés sont conduits à utiliser leur droit de retrait, ont organisé des débrayages. Ils vous interpellent ainsi que l’inspection du Travail et l’ARS parce qu'ils refusent d'aggraver une situation sanitaire déjà grave.
16 018 cas recensés, 1 746 cas graves et 674 décès, soit 112 morts supplémentaires en seulement 24 heures... Le bilan en France de l'épidémie de Covid-19 est terrible. L’arrêt de l’ensemble de la production industrielle a été décidé en Italie. De nombreuses voix se font entendre dans le milieu médical pour un confinement plus strict.
Pourtant, les salariés d’Amazon, Deret, Brossard, Maury Imprimeur et peut-être d’autres dans notre département, comme 45 % des salariés dans notre pays sont aujourd'hui contraints d’aller travailler alors que leurs secteurs ne sont pas indispensables à la gestion de l'urgence sanitaire, alors que les strictes précautions ne peuvent être respectées, alors que les entreprises ont plusieurs semaines de stock.
Dans ces situations, l’activité des entreprises devrait être suspendue pour contribuer à combattre la pandémie du coronavirus. Tous les salariés devraient pouvoir bénéficier de la totalité de leur salaire quand ils sont obligés de rester chez eux. Cette décision ne peut seulement relever du bon vouloir des employeurs, nous le constatons malheureusement par ces exemples dans notre département.
J’attire donc votre attention sur ces situations et aurais souhaité connaître les dispositions que vous comptez prendre afin de faire respecter la protection et les droits de ces salariés.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Mathieu GALLOIS Secrétaire départemental du PCF
 
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