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Le comité régional FCPE constate le mal être et les difficultés rencontrées par les élèves nécessitant de besoins éducatifs particuliers. Les manques de moyens, de personnel, de formation, de temps ont un impact sur les élèves concernés, leur classe, l'équipe éducative et la famille.
Le comité régional lance une alerte sur la souffrance que cela provoque pour les élèves et les dysfonctionnements qui en découlent. Les 6 conseils départementaux de la FCPE demandent que cette question soit abordée et traitée dans les instances académiques sans délais. Ils veulent connaître la situation exacte par département et que l'Education Nationale réponde aux besoins dès la rentrée prochaine.
Les dossiers en cours d'étude ou de mise en œuvre doivent obtenir satisfaction, les familles ne peuvent plus supporter l'attente dans l'angoisse et voir leur enfant souffrir et subir. L'Ecole de la République se doit de pouvoir offrir une scolarité adaptée pour chaque enfant.

La FCPE ne peut plus supporter de savoir des familles en difficulté pour faire mettre en place les accompagnements nécessaires pour leur enfant à besoins éducatifs particuliers. Quel que soit le besoin, chaque enfant ne pourra poursuivre son parcours scolaire qu'avec les accompagnements reconnus et octroyés.
L'indispensable dans l'école ou l'établissement (collège et lycée) c'est d'être compris, de savoir qu'il y a de la bienveillance, c'est de connaître l'adulte vers qui l’élève pourra se tourner, c'est être assuré que l'équipe éducative saura joindre la famille à la moindre alerte ou difficulté.
La famille doit pouvoir établir un lien de confiance avec les membres de l’équipe éducative : avec la directrice ou le directeur ainsi que l'enseignante ou l’enseignant à l’école, avec la ou le professeur principal, la ou le CPE, la ou le chef d’établissement au collège et au lycée.

LE PARCOURS DES FAMILLES

Il faut déjà pouvoir diagnostiquer : pourquoi mon enfant a un tel comportement, pourquoi cela se passe-t-il mal en cours ? Que l’initiative vienne de la famille, ou de l’équipe enseignante, parfois formée pour attirer l'attention des parents, il faut rencontrer des personnes qui conseillent et accompagnent.

LES OBLIGATIONS DU MILIEU SCOLAIRE

Une fois diagnostiqué ou en cours de l'être, la bienveillance est de rigueur pour redonner confiance à l'élève, qu'il sache qu'il est compris dans sa difficulté et qu'il sera accompagné en conséquence. Plusieurs dispositifs peuvent être décidés. Ils demandent des moyens humains dédiés. Pour obtenir la mise en place de ces accompagnements personnalisés, il faut entreprendre des démarches parfois longues qui nécessitent de l'énergie et de la persévérance. Il ne faut pas abandonner, les acteurs de l'école ou de l'établissement scolaire doivent vous aider.

LES ACTEURS AUPRES DE QUI OBTENIR CONSEIL

La directrice ou le directeur d’école, la principale ou le principal de collège, la proviseure ou le proviseur de lycée sont les premiers interlocuteurs auprès de qui obtenir un renseignement. Sans quoi, bien sûr l'enseignant à l’école, le professeur principal, le CPE (Conseiller Principal d'Education) doivent pouvoir aider la famille, l'orienter vers un conseil qui sera décisif pour la suite.
Les services sociaux et l’infirmerie pour le collège et le lycée, le RASED (Réseau d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficultés) rassemblant des psychologues et des professeurs des écoles spécialisées ainsi que les médecins scolaires sont les interlocuteurs qui accompagneront la famille dans ses démarches dans un premier temps. Puis, dans un deuxième temps, ces personnes aideront à la mise en œuvre du dispositif choisi, feront le lien entre la famille et l'équipe éducative. Les représentants de la FCPE peuvent vous aider.

LA SOUFFRANCE AVANT LA MISE EN ŒUVRE EFFECTIVE

Tant que le diagnostic n'est pas posé, le dispositif n'est pas mis en place et l'enfant souffre. Il n'arrive pas à s'impliquer dans les cours. Il manifeste son mal-être par un comportement inadapté à son statut d'élève.
La famille se trouve démunie, dans une situation délicate. L'équipe éducative doit rester attentive et anticiper tout dérapage. En effet, face à cette situation inadaptée de l'élève, les enseignants punissent, sanctionnent activant de fait le mal-être de l'enfant. Impuissant à se faire comprendre, l'élève tente de s'exprimer, se rebiffe, et cela se termine en situation disciplinaire.
Il est inadmissible que des élèves à besoins éducatifs particuliers se retrouvent en conseil de discipline du fait des conséquences du manque de moyens adaptés ou de défaut de mise en place du projet personnalisé. Certes la classe est perturbée, l'adulte perd patience et se trouve démuni mais la souffrance vécue par l'élève est considérable. Elle peut l'entraîner dans une dégradation de l'estime de soi, la perte de confiance, le désintérêt pour la scolarité.

Il peut devenir agressif vis-à-vis des camarades ou des enseignants ou s'en prendre à lui-même. Quant à la famille, entre son travail, les responsabilités familiales et son impuissance à aider son enfant, souvent, elle se retrouve en conflit avec l'équipe éducative. C'est une spirale qui met tout le monde en danger.

LA BIENVEILLANCE – LES MOYENS

Certes, être attentif aux besoins de chaque élève nécessite du temps qui est nécessaire pour le bien-être de tous : la classe, la famille ainsi que l'élève concerné. Il faut des enseignants formés à savoir appréhender ces situations. Il faut des personnels sanitaires, sociaux et médicaux en nombre plus importants. Il faut diminuer les effectifs de classe pour pouvoir être attentif et prendre du temps.
Il faut privilégier le lien avec la famille, des rencontres, des appels plutôt qu'un mot dans le cahier, une invitation plutôt qu'une convocation. Il faut communiquer avec la famille dès les premiers signes. Les questions doivent se poser ensemble.
La famille n'est pas forcément à même de deviner que son enfant relève d'un besoin éducatif particulier. L'exclusion de l'établissement n'est surtout pas la solution, c'est repousser le problème, c'est négliger de manière grave un enfant, c'est le mettre en danger. Le devoir de protection doit primer sur toute autre considération.

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