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LETTRE OUVERTE diffusée aux médias Copie au Défenseur Des Droits Objet : Dysfonctionnements au centre d’hébergement d'Ouzouer sur Loire

Monsieur le Président du Conseil Départemental, Madame la vice Présidente,
Le 22 octobre 2019, nous vous adressions un courrier vous signalant des problèmes au centre d’hébergement d’Ouzouer sur Loire et vous demandant de pouvoir le visiter.
Ce lieu n’était encore à cette date qu’un centre de mise à l’abri, c’est à dire destiné à héberger de jeunes MNA en attente de l’évaluation de leur âge. Nous n’avions toujours pas de réponse à notre courrier, lorsque nous avons appris que des jeunes déjà évalués et confiés à l’ASE commençaient à y être placés, depuis la minovembre.
Le lieu devenant de ce fait centre d’accueil permanent... Dans votre réponse qui ne nous est parvenue que vers le 10 décembre, vous ne répondez pas à nos questions sur la scolarisation des jeunes mis à l’abri, ni sur leurs libertés et leurs possibilités de communication avec l’extérieur, ni sur notre demande de visite de l’établissement.
Et alors que nombre de courriers et signalements vous ont été adressés par différentes personnes ( professeurs, citoyens, travailleurs sociaux, médicaux, etc) en réaction au nouvel usage du lieu, vous vous contentez de nous écrire qu’il accueille également des jeunes déjà confiés.
Comme si cela avait toujours été sa mission ! Vous ajoutez que les moyens humains, de l’association Imanis, qui gère le lieu, et du département, sont réunis pour garantir un accueil et une prise en charge de qualité… Or, vous le savez, c’est tout le contraire qui remonte des différents signalements qui ont pu être faits depuis la mi-novembre et dont nous avons nous mêmes été destinataires, par 8 canaux différents.
Aussi, nous nous permettons de vous rappeler : 1) Que le centre d’Ouzouer n’a été pensé dans son fonctionnement et malgré son éloignement que pour de la mise à l’abri. Que vous n’avez ensuite décidé d’y envoyer des jeunes déjà confiés, ou bien d’y laisser ceux qui le devenaient, que pour rentabiliser le lieu qui n’était pas assez rempli. 2) Que le placement des jeunes déjà confiés s’est fait dans la précipitation, sans que les jeunes ni le centre n’y soient préparés, sans que les établissements scolaires soient prévenus, etc. 3)
Que, même si des améliorations de fonctionnement voient le jour, la configuration du site et son éloignement (20 mn ou plus à pieds du centre ville d’Ouzouer) ne devraient le destiner qu’à de l’hébergement très provisoire, ainsi qu’il en avait été décidé en première instance. 4) Que des réponses au coup par coup aux signalements qui vous ont été faits, en sortant tel ou tel
jeune, ou bien en rassurant par de belles paroles, ne sont pas satisfaisantes et ne résolvent pas les problèmes et violences subis par les jeunes qui continuent à y rester. 5) Que les signalements qui vous et nous sont parvenus sont récurrents et choquants. Ils méritent une réponse rapide et efficace pour tous les jeunes.
Voici la liste des signalements les plus marquants : - Manque de nourriture ; jeunes affamés. - Problèmes de sommeil dus à des violences physiques la nuit de la part de certains jeunes sur leurs congénères et/ou à des nuits trop courtes pour ceux qui sont scolarisés car ouverture des chambres à 22H seulement et lever à 5H du matin. - Pas de soins infirmiers sur place ; réponses très blessantes quand les jeunes en font la demande.
- Désœuvrement ; pas d’équipement de loisirs ou sportifs sur place ; un seul babyfoot cassé ; pas de télé ni de wifi ; éloignement de tout (20 mn ou + à pied d’Ouzouer) ; pas d’intérêt à utiliser le citystade car ballons de l’établissement pas utilisables. - Sentiments de : peur, insécurité, désespoir, enferment, tristesse, abandon, rupture, nouveau déracinement,…
Les jeunes sont en souffrance, fatigués voire épuisés physiquement et moralement. - pas de scolarisation ni bilan, ni suivi médical pour les jeunes dont l’examen de leur minorité fait l’objet d’une enquête et restent plusieurs mois à Ouzouzer ; pas de vêtements de rechange ; ni pour ceux qui y restent une fois qu’ils ont été confiés. - pas de véritable suivi éducatif car il y a surtout des animateurs sur place et non des éducateurs + une cuisinière ; et une entreprise de surveillance pour la nuit (qui visiblement ne surveille que les locaux ?
Puisqu’il y a des violences physiques la nuit...) - chambres ouvertes à 22H seulement ; de 4 à 8 lits avec chacun une caisse en plastique pour le rangement des affaires personnelles ; ni étagère, ni placard et aucune table pour le travail scolaire. - Problèmes de chauffage et fenêtres condamnées ou inexistantes dans les chambres ; manque de couvertures ; problèmes d’eau chaude dans les douches.
- Pour les jeunes scolarisés : insécurité et désœuvrement car laissés en ville d’environ 7H du matin à 18H, alors qu’ils n’ont pas cours toute la journée ; besoin d’un lieu d’accueil, surtout pour le matin, quand tout est fermé en ville ! - Pas d’anticipation pour l’organisation des suivis médicaux et psychologiques et/ou des activités culturelles et sportives déjà mis en place sur Orléans, afin qu’ils se poursuivent.
- Pas d’alphabétisation, ni de remise à niveau, ni de soutien scolaire. - Sorties autorisées de 13H30 à 16H30 en semaine et le samedi toute la journée : très limitées dans la mesure où il y a environ 1H de marche AR entre l’établissement et Ouzouer, et pas d’argent de poche pour prendre le bus pour aller à Orléans (ou ailleurs).
En conclusion, nous réitérons notre demande de visiter le lieu et d’y rencontrer les jeunes ainsi que les professionnels qui sont censés les encadrer. Nous insistons sur la nécessité de revenir uniquement à un dispositif de mise à l’abri dans cet établissement, avec un accueil très provisoire, ne devant pas excéder, en principe, les 5 jours.
Nous demandons de réévaluer les besoins pour un tel dispositif et d’y mettre les moyens appropriés afin de ne pas assister à un tel manque de professionnalisme de la part de l’association qui en a la charge ! Dans l’attente de votre réponse que nous espérons rapide et complète, nous vous adressons, Monsieur le Président, Madame la vice Présidente, nos salutations citoyennes,
Pour le COJIE, Chantal THABOURIN, Odile MERCIER, Nelly WEDAJO, Sylvie GROSSIN, Monique FRIGARA, Catherine GROSSIN, Ségolène PETIT *Le COllectif de soutien aux Jeunes Isolés Etrangers du Loiret est composé de citoyen-ne-s et de Abraysie Ouverte, Asti, CCFD, Cercle de Silence, CGT Educ’Action, Cimade, Collectif Acide, FCPE45, FSU, LDH, Pastorale des Migrants, Sud Santé Sociaux, Sud Education, Sud Etudiants, Sud Culture, RESF45, RUSF45
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